"Le bilan d'étape est positif, il démontre une progression des investissements de 8% à 1,14 milliard d'euros nets", au premier semestre 2010 sur un an, a indiqué Jérôme Bourgeais, directeur associé chez Capgemini Consulting, qui a réalisé l'étude avec le Syndicat des régies internet.
La tendance devrait également se poursuivre sur la deuxième partie de l'année alors qu'en 2009, la croissance s'était établie à 6% (contre 23% en 2008), a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse, confirmant une prévision antérieure de l'Observatoire.
"L'internet est plutôt en très bonne santé" par rapport aux autres supports publicitaires très affectés par la crise en 2009, a pour sa part estimé Dominique Delport, président de l'Union des entreprises de conseil et achat média (Udecam) et de Havas Media.
La performance "dynamique" du premier semestre a notamment été portée par l'autorisation en juin des paris sportifs en ligne et la Coupe du monde de football, selon M. Bourgeais.
Confirmant sa prédominance, la publicité liée aux moteurs de recherche (mots clés vendus aux annonceurs, débouchant sur des liens sponsorisés), un secteur dominé par Google, est en hausse de 8% à 430 millions d'euros.
L'affichage sur les sites (encarts et vidéos) a lui renoué avec la croissance (+8% à 260 millions d'euros, contre une baisse de 6% en 2009). Dans ce domaine, M. Bourgeais a relevé une "accélération très nette de la publicité vidéo" en streaming au premier semestre.
"Les grands annonceurs, ceux qui ont fait le marketing de masse, c'est-à-dire les grands lessiviers, les grands de l'agroalimentaire, les grands de l'alimentation pour animaux, étaient assez timides sur internet", réservant 95% de leurs budgets de promotion à la télévision, a souligné M. Delport.
Mais avec l'explosion de la télévision de rattrapage et des vidéos à la demande, précédés ou suivis d'annonces, leurs spots sont de plus en plus déployés sur la Toile.
Enfin, la forte activité du commerce en ligne a soutenu d'autres secteurs de la publicité sur internet, comme l'affiliation (promotion par l'intermédiaire d'autres sites), qui gagne 14% à 91 millions d'euros, et les comparateurs de prix (+15%, à 57 millions d'euros).
D'autres segments, comme les annuaires (+3%) et les emails publicitaires (+5%) font un peu moins fort. La publicité sur les smartphones (téléphones portables connectés à internet), encore balbutiante, connaît une très forte croissance de 30%, mais les investissements restent anecdotiques à 13 millions d'euros, selon l'Observatoire.